Dans les industries du jeu vidéo, de la créativité numérique et de l’audiovisuel, un projet peut réunir des dizaines de personnes, de fournisseurs, de collaborateurs et une quantité impressionnante de contenus.

On crée, on produit, on avance. Et dans tout ce mouvement, certaines choses peuvent facilement passer entre les mailles du filet. 😳

  • Une image trouvée en ligne et intégrée à un visuel.
  • Un texte repris ou adapté.
  • Une musique ajoutée à une vidéo.
  • Une police de caractères.
  • Un logiciel ou une librairie intégrée à un jeu.
  • Du contenu provenant d’un tiers.
  • Un visuel, une voix ou un texte généré avec l’IA.

Et là, une question importante se pose : avons-nous vraiment le droit d’utiliser tout ça? 🤔

Le problème ne vient pas toujours du contenu lui-même. Il peut aussi venir de la façon dont le projet a été structuré.

  • Un pigiste crée une illustration, mais le contrat ne prévoit pas clairement la cession des droits.
  • Un développeur travaille sur une partie du jeu, mais certains éléments qu’il utilise proviennent de tiers.
  • Un collaborateur fournit du contenu sans que les droits nécessaires aient été vérifiés.
  • Une licence a été obtenue, mais elle ne couvre pas les territoires, les plateformes ou les utilisations prévues. Un partenaire obtient une exclusivité qui limite ensuite le développement du projet.

Et avec l’arrivée de l’IA, de nouvelles questions s’ajoutent.

  • Quels outils peuvent être utilisés?
  • Quelles données peuvent y être intégrées?
  • Qui assume les risques liés aux contenus générés?
  • Quelles vérifications doivent être faites avant d’intégrer ces contenus au projet?

Ces questions peuvent sembler secondaires lorsqu’on est en pleine production. Jusqu’au jour où le diffuseur demande une chaîne de droits complète, où un distributeur souhaite exploiter le projet à l’international, où un partenaire soulève un problème ou qu’un investisseur procède à une vérification diligente.

À ce moment, les erreurs et omissions peuvent devenir coûteuses. Il faut retrouver les contrats, vérifier les droits, retracer l’origine des contenus, obtenir des autorisations, renégocier certaines clauses ou, dans certains cas, remplacer un élément déjà intégré au projet.

C’est pourquoi ces questions devraient être abordées dès le début du projet. Les droits sur les créations, les responsabilités de chacun, les contenus provenant de tiers, les licences, les territoires, les plateformes et l’utilisation de l’IA peuvent être encadrés avant que le projet ne devienne trop complexe.

Chez SIXØCINQ, nous pouvons vous accompagner dans la structuration de vos projets, notamment dans vos contrats avec les employés, pigistes et collaborateurs, les cessions et licences de droits, les ententes avec vos partenaires, la vérification des droits liés aux contenus utilisés et l’encadrement de l’utilisation de l’IA.

L’objectif n’est pas de ralentir la création. C’est de mettre en place les bons garde-fous pour pouvoir créer, produire et exploiter votre projet avec plus de confiance.

Parce que les erreurs et omissions peuvent arriver. Mais plusieurs peuvent être évitées avec un peu de structure au bon moment. 👍

Photo par Andre Hunter