Tout le monde le voit. Tout le monde le sait. Mais personne n’en parle. 🤫
Un gestionnaire qui dépasse régulièrement les bornes. Un employé dont le comportement empoisonne l’ambiance. Des tensions qui s’installent tranquillement dans une équipe.
Et au milieu de tout ça, un magnifique éléphant.
Bien installé. Confortable. Presque devenu un membre de l’équipe.
Bienvenue dans l’art de faire semblant que tout va bien. 😳
Au départ, on minimise. C’est une mauvaise journée. Une question de personnalité. Un malentendu. Et puis, la personne est compétente, performante ou présente dans l’entreprise depuis tellement longtemps.
Alors on attend.
On espère que les choses vont se replacer. Que les gens vont finir par s’entendre. Que le problème va se régler tout seul.
Sauf que les éléphants ont rarement l’habitude de quitter une pièce de leur propre initiative.
Pendant ce temps, les frustrations s’accumulent. Les conversations se déplacent dans les corridors. Certains employés commencent à éviter leurs collègues. D’autres finissent par quitter l’entreprise.
Et ce qui aurait pu être une conversation inconfortable devient un véritable problème de gestion.
Parce qu’à force de vouloir éviter les vagues, on finit parfois par provoquer un tsunami.
Évidemment, toutes les tensions ne constituent pas du harcèlement psychologique. Les désaccords, les personnalités incompatibles et les conflits font aussi partie de la vie en entreprise.
Mais cela ne signifie pas qu’on peut les ignorer.
Au Québec, les employeurs ont notamment l’obligation de prendre des moyens raisonnables pour prévenir le harcèlement psychologique et, lorsqu’une telle conduite est portée à leur connaissance, pour la faire cesser. 👍
Et au-delà des obligations légales, il y a une réalité toute simple : laisser pourrir une situation coûte souvent beaucoup plus cher que de l’affronter.
Intervenir ne signifie pas nécessairement sanctionner. C’est d’abord écouter, comprendre, clarifier les attentes et agir de façon juste et proportionnée.
Pas besoin de sortir l’artillerie lourde à chaque désaccord. Mais il faut parfois avoir le courage d’ouvrir une conversation que personne ne souhaite avoir.
Nous, SIXØCINQ, on croit qu’une bonne gestion des ressources humaines ne consiste pas à éviter les situations difficiles, mais à savoir les aborder avant qu’elles deviennent ingérables.
Alors, la prochaine fois que vous sentirez une drôle de présence dans une réunion d’équipe, regardez autour de vous.
Il y a peut-être un éléphant qui attend qu’on s’occupe de lui.
Et plus vous attendez, plus il prend de la place.
